Signature d’un accord de partenariat de dimension européenne pour les recherches en agriculture biologique

Dans l’optique de renforcer leur partenariat, l’Inra et le FiBl, l’Institut de recherche de l’agriculture biologique Suisse, ont signé mardi 25 avril 2017 sur le site Inra de Laqueuille (63) un protocole d’entente pour développer et construire des collaborations nouvelles autour de projets de recherches sur des thématiques pluridisciplinaires.

Christian Huyghe, Directeur scientifique agriculture Inra et Lucius Tamm, Directeur adjoint du Fibl. © Inra, Sylvie Toillon
Mis à jour le 26/04/2017
Publié le 26/04/2017

De plus en plus, on s’aperçoit que la diversité des agricultures est au cœur de la durabilité de l’agriculture. L’agriculture biologique, qui fait partie de ce paysage, est en forte croissance et en évolution rapide actuellement. Elle représente une réalité économique plébiscitée par les consommateurs.

 

Une force de frappe de dimension européenne

L’institut de recherche de l’agriculture biologique Suisse, le FiBL, est, à l’échelle mondiale, l’un des principaux acteurs des recherches sur l’agriculture biologique. Ses recherches sont multidisciplinaires, avec de multiples collaborations européennes. Il dispose d’une exploitation agricole, avec un domaine viticole et ses propres chais et vergers, et travaille en collaboration étroite avec les acteurs socio-économiques.

De son côté, l’effort de recherche et d’expérimentation de l’Inra en faveur de l’AB est ancien et se traduit par des moyens dédiés (notamment au niveau des unités expérimentales) et des projets de recherche en AB intégrés portant aussi bien sur la génétique, les pratiques et les filières, que sur les attentes des consommateurs ou les politiques publiques. Cet engagement de l’Inra est développé également au niveau européen. Le plus souvent, nos travaux sont réalisés en partenariat étroit avec les acteurs de la R&D dans l’optique de raccourcir le temps du transfert.

L’Inra et le Fibl représentent une force de frappe importante au niveau européen et les deux partenaires sont conscients de leur responsabilité particulière dans leur domaine, et notamment pour booster l’innovation.

Le séminaire organisé sur le site expérimental de Laqueuille (63), une des plus grosses unités expérimentales de l’Inra, a permis d’explorer de nouvelles pistes de recherches communes, autour notamment des champs de la santé animale, de la sélection végétale et animale, de la microbiologie, de la biodiversité et de la fertilité des sols…

 

A Laqueuille, cap sur l’élevage ruminant bio

Outre des réunions de travail entre les chercheurs, la journée était aussi l’occasion de mieux se connaître avec des présentations et une découverte mutuelle des deux organismes respectifs. La journée s’est achevée par des visites des dispositifs sur le terrain.

Située entre 1000 et 1500 mètres d’altitude, l’infrastructure de recherche  du site de Laqueuille (Herbipôle) est dédiée à l’élevage en zone de montagne. Elle conduit des expérimentations en agricultures biologique depuis de nombreuses années sur les systèmes d’élevage allaitant herbagers, en lien étroit avec la profession. Dernièrement, le projet de recherche SALAMIX mis en place vise à mettre à l’épreuve et comparer 3 systèmes d’élevage biologiques herbagers avec l’objectif de produire de manière autonome de la viande finie à l’herbe à partir de prairies permanentes. Deux éléments stratégiques majeurs sont mis en œuvre pour cela : le croisement d’une race rustique avec une race herbagère précoce et l’association de deux espèces animales (ovin et bovin allaitant).