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La feuille de Moringa : une future alternative nutritionnelle ?

Une coopération scientifique entre L’université de Fort-Hare à Alice (Afrique du Sud) et l’Inra Auvergne-Rhône-Alpes

. © Inra
Publié le 22/06/2018

Dans le contexte de sécurité alimentaire actuel, la recherche de sources protéiques végétales alternatives, pouvant bénéficier durablement à la santé des populations, est devenue un enjeu économique et social mondial. Des recherches récentes à l'Université de Fort Hare en Afrique du Sud ont montré qu'un enrichissement de l'alimentation du bétail avec des feuilles de Moringa augmente la qualité nutritionnelle de la viande. Pour évaluer l’intérêt nutritionnel de cette plante pour l’alimentation humaine, des études précliniques et cliniques restent à mener. De cet objectif, une collaboration F’SAGRI-INRA est née.

L’INRA et le F’SAGRI ont entamé une collaboration depuis 2016 pour élaborer un projet visant à montrer l’intérêt de l’utilisation du Moringa Oleifera en tant que source alternative de protéines. Le Moringa Oleifera, plus communément appelé Moringa, est un arbuste originaire du nord de l’Inde et du Sri-lanka, et est maintenant acclimaté dans presque toutes les régions semi-tropicales. Ses feuilles, naturellement riches en caroténoïdes et en minéraux, peuvent être utilisées pour la purification de l’eau, comme détergent ou encore comme plante médicinale.

 

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Deux stagiaires Sud-Africaines en stage à l’INRA ARA

Pour mener à bien une partie de l’étude, l’Unité de Nutrition Humaine (UMR INRA-UCA) a accueilli deux stagiaires sud-africaines, Yanga Nonelela Mhlomi et Zomsa Yako, étudiantes à l’université de Fort Hare en Master 2. Encadrées pendant leur stage en France par Yohann Wittrant, elles ont commencé à travailler sur le projet dès février 2017 en recensant la bibliographie existante sur la partie nutritionnelle et pharmacologique. A l’université de Fort-Hare, elles se sont occupées de la caractérisation de la plante sur le plan nutritionnel. Pendant leur séjour de 2 mois à l’INRA, elles ont mené des expérimentations pour préciser l’activité biologique de la plante. Elles ont également travaillé sur le profil d’absorption des nutriments (notamment les protéines) dans un modèle pré-clinique. La suite du projet sera l’étape clinique et devra permettre définir chez l’humain l’intérêt nutritionnelle de cette plante tant sur le plan de l’absorption que sur celui du bénéfice santé attendu.

Malgré des difficultés d’embarquement à Johannesburg qui ont perturbé le début du stage, Yanga et Zomsa sont ravies de leur stage à l’INRA.« Nous trouvons vraiment tout très intéressant et informatif, notamment toute la partie culture cellulaire que nous n’avions jamais fait auparavant » nous confient-elles. Pour enrichir leur expérience, elles ont également pu suivre différents protocoles mis en place en parallèle par l’INRA. Par la suite, Yanga et Zomsa aimeraient faire un deuxième master afin de compléter leur CV pour, finalement faire une thèse.

Si la suite de l’étude reviendra aux scientifiques de l’UNH, l’objectif de F’SAGRI est ici pleinement rempli : renforcer les capacités d’universités anciennement défavorisées en Afrique du Sud, par la formation d’étudiants aux niveaux master et doctorat, favoriser l’échange d’étudiants et d’enseignants entre la France et l’Afrique du Sud ou encore développer de programmes de recherche conjoints.

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Le F’SAGRI

Initié par les gouvernements français et sud-africain, le F’SAGRI est un centre de formation et de recherche dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’agriculture et de l’agri business.Le projet F’SAGRI, établit depuis 2013, résulte d’une volonté commune des deux ministères de développer la formation supérieure et la recherche dans le domaine de l’agriculture et dans les universités anciennement défavorisées. Côté français, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA) pilote le projet avec l’ambassade de France à Pretoria, s’appuyant sur l’expertise du réseau des établissements d’enseignement agricole supérieur sous tutelle de ce ministère et des organismes de recherche dédiés (Montpellier SupAgro, CIRAD, INRA...).