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L’herbe, une ressource précieuse mais sensible au changement climatique 

300 personnes, agriculteurs, professionnels, chercheurs et étudiants étaient rassemblées jeudi 27 septembre à l’Herbipôle, sur le site de Marcenat (15), pour discuter de l’avenir de l’élevage à l’herbe.

. © Inra
Mis à jour le 02/10/2018
Publié le 02/10/2018

La question de l’herbe est un sujet d’actualité dans les zones d’élevage, notamment en montagne : ses c’est un atout à valoriser pour  les  filières viande et laitière, mais dans le même temps, sa gestion et son intégration dans les systèmes d’élevage est parfois  difficile à cause des aléas climatiques répétés des dernières années, remettant en cause l’autonomie fourragère des exploitations et leur équilibre économique.

L’herbe est la principale ressource alimentaire de l’élevage en montagne Et son utilisation a fait ces dernières années l’objet de travaux de recherche importants, permettant de fournir aux éleveurs et aux professionnels des filières des références et des outils d’aide à la décision. Des travaux ont ainsi montré l’impact positif de la nutrition des animaux à  l’herbe sur les qualités des laits et des fromages, le rôle des prairies permanentes en termes de stockage de carbone, la capacité nette des systèmes d’élevage herbagers à produire des protéines de qualité.

Des territoires engagés

Le 10ème anniversaire des « Journées de l’herbe » (*) était un beau témoignage du caractère étroit et pérenne des collaborations entre la recherche et les partenaires agricoles et du développement. Dans ce contexte, les acteurs de l’élevage et des territoires se mobilisent à différents niveaux, dans l’accompagnement des producteurs, l’organisation des filières, la recherche et la mise en œuvre de démarches collectives pour valoriser les produits, leur ancrage territorial et leur image.

. © Inra
© Inra

Les actions individuelles des éleveurs ont des impacts sur l’ensemble des processus écologiques des prairies, que ce soit à l’échelle locale (intra parcelle) ou plus globale (le paysage). L’ambition d’un certain nombre de travaux est de montrer qu’il est envisageable d’agréger des indicateurs agroécologiques, pour une évaluation multicritère et une réflexion sur les pratiques d’élevage, avec au final, toujours en relation avec le produit et le terroir, une communication positive, répondant aux attentes des consommateurs.

Préoccupation climatique

Les changements climatiques modifient pratiques  de gestion des éleveurs. Gérer l’herbe n’est pas simple. Diverses actions de communication et de développement portés par les différents acteurs du territoire – comme les « journées de l’herbe »- visent actuellement à aider les éleveurs à anticiper les conséquences du changement climatique, en amorçant des changements adaptatifs au niveau de la gestion des parcelles et des troupeaux, à l’aide de pistes et de solutions élaborées conjointement par les chercheurs, les agriculteurs et les professionnels.

Des ateliers pour échanger

La table ronde et les ateliers de ces « Journées de l’herbe » ont permis de faire le point sur les travaux de recherche et d’applications en cours, comme les outils d’aide à la décision. Les ateliers thématiques de la journée ont permis d’observer et d’échanger sur différents sujets clés du système d’élevage : la vie biologique des sols dans le cadre d’une gestion durable de la ressource sol, les systèmes racinaires des plantes des prairies, l’impact du changement climatique sur les prairies et la gestion de l’herbe, la capacité de résistance et/ou de résilience des communautés biologiques, , l’impact de la conduite du pâturage sur la croissance des animaux et la production de viande, l’impact de l’élevage sur l’environnement (positif et négatif), les mécanismes à l’origine des pullulations de campagnols et les pistes de recherche actuelles, à différents pas de temps…

La centaine d’étudiants présents, venus des lycées agricoles ou des CFPPA d’Aurillac et de Saint-Flour, ont pu bénéficier d’apports pédagogiques structurants.

La journée s’est terminée par quelques démonstrations d’utilisation du chien de troupeau pour faciliter le travail de l’éleveur au quotidien.

. © Inra
© Inra

 

(*) Cette manifestation était organisée par les chambres d’agriculture du Cantal et du Puy de Dôme, l’INRA, le comité de développement agricole des monts du Cantal, et le territoire Dôme Hautes-Combrailles.