Un réseau mondial pour étudier la sensibilité à la sécheresse des écosystèmes terrestres

Sur le dispositif auvergnat du réseau, à Theix, dans le cadre de prairies permanentes de moyenne montagne, on intercepte tout au long de l’année grâce à un système d’écrans une fraction des pluies au-dessus des mini-parcelles expérimentales, afin d’accentuer la sécheresse.

. © Inra, Catherine Picon-Cochard
Mis à jour le 19/06/2017
Publié le 19/06/2017

Le réseau « Drought-Net » met en œuvre une expérience multisites avec des protocoles de recherche et des méthodologies communs. Il prolonge et fédère ainsi des initiatives positionnées dans toutes les zones de la planète. Ce réseau permettra d’améliorer nos connaissances sur les déterminants de la sensibilité à la sécheresse d’écosystèmes terrestres très variés (prairies, forêts, sols, modes de gestion…), grâce au cadre international et coordonné du réseau.

Dans cette expérience, on s’inscrit dans l’hypothèse que les épisodes de sécheresses seront plus longs et plus fréquents dans le futur. Elle se situe sur le site du dispositif du SOERE ACBB, avec une infrastructure adaptée correspondant à la mise à jour d’une expérience précédente menée dans le cadre de l’ANR VALIDATE. Grâce à un système d’écrans, on intercepte tout au long de l’année une fraction des pluies au-dessus des mini-parcelles expérimentales (9 et 6 lames de plastique transparent avec gouttières pour évacuer l’eau).

Le dispositif permet de simuler des conditions plus sèches sur le long terme au niveau des parcelles expérimentales. On pousse ainsi les espèces présentes de la flore native dans des conditions plus extrêmes de stress hydrique. Cela permet notamment de caractériser les plantes capables de résister et de récupérer dans des conditions plus sèches. L’idée à terme serait aussi de déterminer les possibilités de réintroduction de nouvelles espèces dans les prairies, pour ce qui concerne notre écosystème d’étude.

En termes de résultats, il faut attendre encore un peu (expérience sur 4 ans), mais on observe déjà des évolutions au bout d’un an. On suit la production d’herbe, la production des racines, la diversité végétale, les traits des plantes.

 

Contact : Catherine Picon-Cochard, UMR UREP

 

Grâce à un système d’écrans, on intercepte tout au long de l’année une fraction des pluies au-dessus des mini-parcelles expérimentales (9 et 6 lames de plastique transparent avec gouttières pour évacuer l’eau). © Inra, Catherine Picon-Cochard
Grâce à un système d’écrans, on intercepte tout au long de l’année une fraction des pluies au-dessus des mini-parcelles expérimentales (9 et 6 lames de plastique transparent avec gouttières pour évacuer l’eau) © Inra, Catherine Picon-Cochard