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L’élevage de précision au service du bien-être animal

Les outils de précision sont en pleine expansion dans les élevages, la plupart du temps pour améliorer l’efficience des productions. Plusieurs d’entre eux ont été discutés lors du colloque Inra - Irstea qui s’est tenu lors du Sommet de l’élevage 2018. De nombreux dispositifs utilisent l’activité des animaux pour détecter ceux qui sont malades ou en chaleurs. L’activité est encore peu utilisée pour évaluer le comportement et le bien-être animal. Or le comportement reflète généralement le ressenti de l’animal, à l’origine de son bien-être ou au contraire mal-être.

. © Inra
Mis à jour le 05/10/2018
Publié le 05/10/2018

L’activité de l’animal peut être estimée grâce à des accéléromètres, des analyses d’image ou encore des capteurs de position. Par exemple un système « GPS-like » permet de repérer la position d’une vache en temps réel (1 cordonnée x,y dans le bâtiment/s), grâce à un système de triangulation via des antennes fixes disposées dans le bâtiment et un collier attaché au cou de l’animal. L’activité de l’animal est déduite de sa position dans le bâtiment (logette, table d’alimentation, couloir…). Le système CowView (fournisseur GEA) repère ainsi les hyper- ou hypoactivité sur la base de 4 activités (mange, se repose, se déplace, reste debout immobile) et la distance parcourue par jour. Les hyperactivités sont proposées comme signe de chaleurs et les hypo-activités comme signe d’une maladie.

Un système CowView est installé sur le site expérimental Herbipôle de l’Inra. Les chercheurs de l’UMR herbivores conduisent des travaux pour aller plus loin dans l’utilisation de ces données qui semblent relativement frustes (la position dans le bâtiment) mais peuvent fournir des indicateurs complexes. Ils ont ainsi montré que des variations de rythme journalier d’activité précèdent de 1 à 2 jours l’apparition de signes cliniques de mammite. L’acidose subclinique est quant à elle repérable  par une activité plus importante près de la pierre à sel. L’évolution des groupes sociaux peut également être suivie, en particulier lors de l’introduction de nouveaux animaux : même au bout de 2 semaines, les vaches nouvellement introduites ne se mêlent pas aux résidentes. Des perspectives sont offertes pour évaluer la cohésion des groupes sociaux et repérer des atteintes au bien-être des animaux – repérables par des altérations du comportement – que ces atteintes soient dues à une maladie, un stress ou un changement d’environnement.

 

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